Réaction des élus front de gauche de Marseille: Victoire ! On se félicite que Le PPP des écoles annulé par le tribunal administratif

Jean-Marc Coppola

Victoire pour les contribuables marseillais : le tribunal administratif de Marseille vient d’annuler la délibération de la Mairie de Marseille visant à offrir aux majors du BTP le financement de la rénovation de 34 écoles sur les 444 via un PPP Partenariat Public Privé de 1 milliard qui aurait été payé par les marseillais pendant 25 ans. L’urgence est maintenant d’établir un audit global sur l état des écoles pour construire un grand plan d investissement financé par l’Etat et la banque européenne d investissement et réaliser les travaux en maîtrise d ouvrage publique. C’est une première victoire et un revers cinglant pour JC Gaudin et son équipe. C est un encouragement à amplifier les mobilisations citoyennes pour changer de politique. C est une invitation à des investigations sur la gestion de la ville depuis 1995 qui a favorisé le privé et augmenté les inégalités sociales et territoriales. Au prochain Conseil municipal du 1er avril budget de la ville et rénovation des écoles seront au menu. Les marseillais sont invités à se faire entendre….

Décision de JUSTICE :

La mairie de Marseille prévoyait la construction de 34 écoles en partenariat public-privés. Cette décision a été jugée illégale par le tribunal administratif…

Le couperet est tombé. Ce mardi, le tribunal administratif a annulé la délibération d’octobre 2017 prise par le conseil municipal de Marseille, qui autorisait le recours au partenariat public-privé (PPP) pour la construction d’une trentained’écoles​.

Pour rappel, la mairie de Marseille avait lancé un plan d’envergure pour ses écoles, qui prévoit la destruction de 31 établissements obsolètes des années 1960 et leur remplacement par 28 nouvelles écoles, ainsi que la construction de six établissements supplémentaires, en six ans.

Une décision jugée illégale

Pour y parvenir, la ville a choisi de recourir à une série de PPP, un mode de financement dans lequel la municipalité confie la totalité du projet, du financement à la construction, à des entreprises privées. La ville verserait ensuite des loyers, d’environ 41 millions d’euros par an pendant 25 ans.

Une décision jugée illégale par le tribunal administratif, saisi par des citoyens et les conseils régionaux et nationaux de l’ordre des architectes. La ville de Marseille devra également verser 2.000 euros à ces deux organismes. On ignore pour l’heure si la municipalité fera appel de cette décision comme elle l’avait laissé entendre ces derniers jours.

 

 

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