Conseil du Territoire Marseille Provence : intervention de Christian PELLICANI, membre du Groupe “Métropole à Gauche”

DÉCLARATION  au Conseil du Territoire

 TRAGEDIE de la RUE D’AUBAGNE

Après le temps d’émotion, de solidarité et de recueillement que nous devons aux victimes, à leurs proches et aux habitants de la rue d’Aubagne, nous soutenons l’urgence d’une enquête approfondie pour établir la chaine des responsabilités dans ce drame : celles du privé, propriétaires-bailleurs, syndics, assurances ; celles des autorités publiques, Ville de Marseille – Métropole, Marseille-Habitat, SOLEAM, services de l’Etat. Car, pour que ne se reproduise plus jamais un tel drame, il faut agir sur toutes les causes.

De ce point de vue, il est surprenant que le Ministre de l’Intérieur demande un audit sur le logement dégradé à Marseille, alors que les préfets successifs ont par deux fois rédigé un porté à connaissance complet sur le logement, les urgences, les besoins, dans le cadre du Programme Local de l’Habitat adopté par une majorité de la communauté urbaine en 2006, puis 2012.

Que disaient-ils ? Ils faisaient état d’un territoire se caractérisant par une déconnexion croissante entre les marchés immobiliers et les revenus des ménages ; d’un parc privé – y compris insalubre – remplissant une fonction sociale de fait très importante ; d’un taux moyen de logements sociaux (environ 18%) sans rapport avec la demande croissante d’une population éligible à 75% à l’accès au logement social.

Tout est déjà dit. Et en particulier le fait que des dizaines de milliers de personnes n’habiteraient pas en situation d’insalubrité et de danger potentiel, si l’offre de logements locatifs sociaux était suffisante et convenablement répartie sur tous les arrondissements de Marseille. Ce n’est absolument pas le cas et ce n’est pas ce que vise la majorité municipale et métropolitaine de Jean-Claude GAUDIN.

C’est donc tout le Programme Local de l’Habitat qu’il faut refonder. Read more >>

12 Nov
2018

Drame de la rue D’Aubagne

Communiqué de l’Atelier des ARTS

85, rue d’Aubagne, 13001 Marseille

 

Chers amis partenaires de la Galerie de l’Atelier des Arts,

La rue d’Aubagne, à Marseille, a été frappée par un terrible événement qui a entraîné la mort de plusieurs personnes dans l’effondrement de deux immeubles au départ suivi de la démolition de deux autres pour des raisons de sécurité.

La rue d’Aubagne est interdite de circulation ainsi que le cours Lieutaud en grande partie.

L’atelier des Arts partie prenante de ce drame, même si la Galerie et l’Atelier ne sont pas touchés directement, a pris la décision en accord avec les éditions Gaussen, Marseille Culture Artisanat (MCA) et les artistes partenaires de la Galerie de reporter l’ensemble des expositions et soirées littéraires du mois de novembre à une date ultérieure (notamment celles du 14 novembre et les jours suivants).

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes.

Les dirigeants de l’Atelier des Arts sont solidaires et partenaires de toutes les initiatives prises par les habitants et les commerçants en matière de solidarité et de défense des habitants du quartier Noailles.

 l’Atelier des Arts

                                                                                  

11 Nov
2018

Commémoration du 11 novembre 2018 Porte d’Aix : La paix étrangement absente des discours des élus de droite de la Ville

L’honneur de partager ce moment commémoratif avec Michel Caccioti  : Avec Audrey Garino, dirigeante communiste du 1er secteur,  nous avons participé à la cérémonie du centenaire de l’armistice de la 1er guerre mondiale  dans le 7e avant de rejoindre porte d’Aix dans le 1er arrondissement la cérémonie officielle de la ville sous la présidence du Préfet.

Dans le 7em, seul l’Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC*) à mis la Paix au cœur de son travail de mémoire. 

Michel Cacciotti, c’est toute une vie d’engagements. Entré à 16 ans dans la Résistance au sein des Francs-Tireurs Partisans (FTP), il n’a cessé d’agir ensuite contre l’injustice et les inégalités, pour les libertés et un avenir meilleur.

 

* L’ARAC fut fondée en novembre 1917, durant la Première Guerre mondiale, par Raymond LefebvreHenri Barbusse (son premier président) et des proches (dont Georges BruyèrePaul Vaillant-CouturierBoris Souvarine…), anciens combattants de la Première Guerre mondiale et souvent militants de la SFIO et de la SFIC .

Ils lui fixèrent quatre principaux objectifs :

  • obtenir, puis défendre et étendre les droits à réparation des anciens combattants et victimes de guerre ;
  • rassembler les hommes et les femmes dans l’action contre la guerre, pour la paix et la solidarité entre les peuples ;
  • cultiver la mémoire de l’histoire dans un esprit de vérité.
  • promouvoir les idéaux républicains de liberté, d’égalité et de fraternité et lutter contre le colonialisme et le fascisme.

Dans l’entre-deux-guerres, l’Arac était la grande organisation d’anciens combattants de gauche (proche du Parti communiste), tandis que beaucoup d’autres organisations (telle l’Union nationale des combattants) étaient (du moins en ce qui concerne leurs dirigeants), attirées par un certain nationalisme voire un activisme nationaliste. Néanmoins, le 6 février 1934, l’Arac a appelé à manifester place de la Concorde, avec les autres associations d’anciens combattants.

Le journal de l’ARAC, « Journal Le Réveil des combattants [archive]« , ressort en octobre 1945 (n°1).

Après la Seconde Guerre mondiale, son siège se trouve 45 rue du Faubourg-Montmartre (9e arrondissement de Paris).

 

Conférence de presse d’EAU Bien Commun : Les Délégations de Services au banc des Accusés

Conférence de Presse
Eau Bien Commun PACA
Mercredi 7 novembre 2018 – 10h30
La Caravelle – 34 Quai du Port – Marseille
Marseille le 5/11/18
Les délégations de service public dans la Métropole au banc des accusés
La gestion de l’eau, de l’assainissement, des milieux aquatiques et des inondations (GEMAPI) est de compétence métropolitaine. Aussi, comme la loi l’y oblige, le 18 octobre, Marine Vassal, sa présidente, a fait voter par le Conseil de la Métropole, le rapport sur le prix de l’eau et la qualité du service (RPQS) pour l’année 2017.
Dans cette collectivité coexistent plusieurs modes de gestion : des régies publiques et une société publique locale (SPL), des concessions sous forme de délégations de service public, comme dans l’agglomération
marseillaise.
Les comparaisons sont faites sur la base des factures INSEE (120 m3).
Eau Bien Commun PACA a constaté une fois de plus l’écart énorme de prix entre l’eau et l’assainissement fournis par les entités publiques et celui qui est facturé par les sociétés privées, filiales de Véolia, Suez et SAUR.
Entre les prix de la régie de Martigues (2,41 €/m3) et ceux de la délégation de service public de Port Saint Louis, confiée à Suez (4,86 €/m3), se creuse un intervalle de 1 à 2. Les régies (sauf celle de Plan de Cuques, 3,12 €/m3) et la SPL font payer les mêmes prestations moins de 3 €/m3.
Dans exactement les mêmes conditions d’approvisionnement, de qualité et de service, dans l’agglomération marseillaise, l’écart de prix entre Plan de Cuques et Marseille centre (3,65 €/m3) s’élève à 0,53 €/m3, soit 17%.
Le prix moyen, pondéré par les quantités consommées, sur le territoire du Pays d’Aix est de 3,46 € TTC / m3 sur les communes en délégation de service public et de 2,9 € TTC / m3 sur les communes en régie.
Eau Bien Commun PACA dénonce une fois de plus ce qui explique ces écarts. C’est l’extraction plus ou moins masquée de profits énormes, qui sont dégagés de la consommation obligatoire de ce bien commun pour
alimenter le compte des actionnaires des sociétés-mères.
Les contrats les plus scandaleux (Port Saint Louis, Istres, Fos) se terminent fin 2019 ou 2020. Nous y appelons à la création d’une régie publique sur les deux territoires (Martigues, Istres-Ouest Provence).
À Marseille centre, le prix de l’eau a augmenté de 2,75%, à 3,65 €, alors que l’inflation en 2017 n’a pas dépassé les 1%. Les formules de définition du prix de l’eau montrent ici leurs « limites ».
Sur instruction du préfet Dartout, la chambre régionale des comptes a examiné l’énorme 3e avenant au contrat de DSP du point de vue des rapports entre la SEMM, filiale de la SEM, elle-même filiale de Veolia. Au regard des transformations opérées, fallait-il remettre la délégation en concurrence ? Paradoxe ! La « mutualisation » se fait maintenant en sens inverse, comme si, de facto, la SEM devenait filiale de la SEMM, ce qui fait perdre à la SEMM, société dédiée locale ce caractère contractuel essentiel, car son activité se déploiera maintenant tous azimuts.
La Chambre a constaté avec prudence que, au regard de l’absence de critères de notation dans l’appel d’offres initial, il était impossible de savoir si ces modifications auraient entraîné la désignation d’un autre concurrent.
Depuis 2010, EBC PACA dénonce la soumission des élus responsables à l’ingénierie contractuelle de Véolia au détriment de l’intérêt général.
Où en est l’enquête du parquet national financier sur les conditions de la passation du contrat initial ?
EBC PACA

MOBILISATION PCF13 : Appel à participer à la « MARCHE BLANCHE EN HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA RUE D’AUBAGNE »

Immeubles effondrés à Marseille :
Marche blanche samedi 10 novembre
en hommage aux victimes
La marche partira à 15 heures en haut de la rue d’Aubagne.

(3) Déambulation automnale : Respirer en forêt !

Maurice Carême, né le 12 mai 1899 à Wavre et mort le 13 janvier 1978 à Anderlecht, est un écrivain et poète belge de langue française.

AUTOMNE EN FORÊT de Maurice Carême

Un écureuil sur la bruyère

Se lave avec de la lumière

Une feuille morte descend

Doucement portée par le vent
Et le vent balance la feuille

Juste au-dessus de l’écureuil
Le vent attend pour la poser

Légèrement sur la bruyère
Que l’écureuil soit remonté

Sur le chêne de la clairière
Où il aime se balancer

Comme une feuille de lumière