COMMUNIQUE DE PRESSE : Déchets corses, stop !

Une première étape pour l’exportation des déchets de Corse sur le continent a été franchie. Dans le cadre d’un marché lancé par le SYVADEC, deux offres de traitement des déchets résiduels ont été retenues. Mais le coût de l’opération parait très élevé.

L'exportation des déchets sur le continent pourrait coûter cher à la Corse
L’exportation des déchets sur le continent pourrait coûter cher à la Corse © Maxppp –

Dans un contexte de crise répétitif en matière de traitement des déchets, la Corse n’écarte pas l’éventualité d’un transfert d’une partie de ses déchets sur le continent. Mais pour se faire, il a fallu procéder à un marché public. Infructueux la première, le SYVADEC vient de retenir deux candidats. Le premier est un site de stockage à Le Vigeant en Poitou-Charentes pour 40.000 tonnes par an. L’autre acteur retenu est le groupement Véolia / TIRU qui fait du traitement thermique sur les sites de Nimes, Toulouse et Perpignan, pour 43.000 tonnes.

COMMUNIQUE

Le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement n’accepte pas que les usines d’incinération  de l’Ariane à Nice, de Fos sur Mer et de Vedene, soient utilisées pour brûler les déchets ménagers de la Région Corse stockés depuis des mois, dans un état de putréfaction qui défit toutes les règles sanitaires.

Les autorisations délivrées par les préfets font fi des règles de mise en concurrence en utilisant les dérogations rendues possibles par la crise du Covid-19, ce qui est un comble.

Le traitement des déchets est une compétence des Conseils régionaux. Celui de Provence-Alpes- Côte d’Azur a adopté son règlement alors que le président de la Métropole niçoise, maire de Nice, était encore à sa tête. Ce règlement stipule que « les déchets doivent être traités dans leur département d’origine. »

21 000 tonnes d’ordures ménagères vont être déversées dans les trois incinérateurs de la région, le bilan carbone de cette décision est particulièrement mauvais, quant aux riverains des incinérateurs, ils subiront les conséquences olfactives et sonores.

Nous demandons à Monsieur le Préfet de Région de faire cesser immédiatement ce scandale.

Pour le MNLE-Paca,                                                                                                                                 Gérard Piel, président

Pour le MNLE-06,                                                                                                                                   Virginie Parent et Denis La Spesa, co-présidents

Pour le MNLE-13,                                                                                                                                     Lucien Frau, président

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