(9) Européennes : Constitution d’un comité de soutien à la liste de Ian Brossat dans le 7eme Arrondissement de Marseille

Afin de préparer la première rencontre fin avril je vous propose de m’envoyer par mail votre accord pour participer au comité de soutien à : c.pellicani2014@gmail.com

 Avec audrey Garino,  nous vous ferons parvenir une invitation 

 

J’appelle à voter pour la liste conduite par Ian Brossat et soutenue par le PCF aux élections européennes du 26 mai.

Le 26 mai

votez pour la liste conduite par Ian Brossat

 » Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent! »

– En finir avec l’austérité, les délocalisations, la mise en concurrence par le travail détaché. Il faut harmoniser par le haut les salaires en commençant par un SMIC européen. Toute personne qui travaille en France doit être protégée par un contrat français.

– Non aux directives de libéralisation, oui au développement des services publics. Il faut créer un fonds européen de développement des services publics.

– Stopper la fraude et l’évasion fiscale en France et en Europe. Il faut mettre en place le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales.

– Transformer la Banque centrale européenne: l’argent doit servir à financer l’emploi et les services publics et cesser d’alimenter les dividendes des actionnaires.

J’appelle à voter pour la liste conduite par Ian Brossat et soutenue par le PCF aux élections européennes du 26 mai.

Candidatures Européennes:

1. Ian Brossat (38 ans)

Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l’hébergement d’urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie « Airbnb, la ville ubérisée ». Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d’hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris ».

2. Marie-Hélène Bourlard (61 ans)

Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire « Merci Patron! ». Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d’éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric (61 ans)

Directeur du journal L’Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d’Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu (51 ans)

éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum (35 ans)

« J’avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune ». Médaillé d’or aux championnats d’Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d’Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu’il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba (40 ans)

Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves (47 ans)

Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d’hôpitaux de proximité. A l’échelle européenne, il plaide pour la création d’un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi (38 ans)

Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour « Marx et la poupée ». D’origine iranienne, Maryam n’est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d’apprentissage de la langue française pour les réfugiés.

9. Arthur Hay (28 ans)

Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l’initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l’ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l’échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol (45 ans)

Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l’amélioration des de l’accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s’agit d’un sujet de société majeur.

11. Franck Saillot

Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l’automne 2018, et sauvé une centaine d’emplois.

12. Claire Cemile Renkliçay

Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny.

13. Michel Jallamion (44 ans)

Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d’Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini

Salariée de l’économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé

Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s’est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché.

16. Manuela Dona (48 ans)

Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d’une Douane européenne.

17. Michel Branchi

Économiste, élu à l’Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont (50 ans)

SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l’ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux « Grandes gueules » (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar (42 ans)

Professeur d’histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy

Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche.

21. Loïc Pen

Médecin à l’hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d’alerte.

22. Christine Mequignon

Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac

Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard (51 ans)

Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer

Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d’une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film « En Guerre » présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez

Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze

Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)

28. Marianne Journiac

Infirmière syndicaliste à l’Assistante publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de « République et Socialisme ».

29. Belaïde Dedreddine

Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l’écologie urbaine.

30. Amandine Miguel

Ancienne porte-parole de l’inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l’homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi

Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)

éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d’Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou

Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron

Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani

Employé dans le secteur de l’énergie (26).

36. Hulliya Turan

Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra

Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger (43 ans)

comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze (53 ans)

Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale

Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat

Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu (48 ans)

Directrice de l’école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy

Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride (37 ans)

Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit

Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer (44 ans)

Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall (36 ans)

Représentant des salariés de l’agriculture. Conseiller prud’homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas

Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d’une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini

Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno

Travailleuse de l’Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy

Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq (37 ans)

Militante de l’éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo (44 ans)

Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly

Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani

Conseiller à l’Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin (18 ans)

Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar

éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d’Allonnes (72)

58. Christelle Dumont

Aide-soignante de l’hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l’hôpital public

59. Sébastien Nugou

Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure

Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise

Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani

Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)

Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas

Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec

Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir (43 ans)

Responsable d’exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout (20 ans)

étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive

68. Geneviève de Gouveia (56 ans)

Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l’Allier

69. Alain Pagano

Enseignant chercheur en écologie et biologie à l’université d’Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise (45 ans)

Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin (76 ans)

Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault

Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil

Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)

Présidente d’un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger

Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman (42 ans)

Professeur d’histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel

Cheminot syndicaliste, président de l’Institut d’Histoire Sociale

78. Odette Nilès (94 ans)

Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste

79. André Chassaigne (68 ans)

Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l’Assemblée Nationale

Marseille 2020 : Un signal fort par Jean Marc COPPOLA

Jean-Marc COPPOLA, Conseiller Municipal de Marseille

Ma réaction au dossier de la Provence paru le 6 avril au sujet des futures municipales à Marseille.
Ce dossier et son titre tournant en dérision la politique « Bienvenue dans le grand cirque marseillais ! » pourraient prêter à sourire, voire à rire, s’il ne s’agissait pas, au fond, de la vie de milliers de Marseillaises et de Marseillais maltraités par des choix et des pratiques politiques érigés en système qui gouverne la capitale phocéenne depuis des décennies.
La politique à Marseille apparaît ainsi comme un grand bazar, une sorte de « tourner en rond », desquels il ne pourrait rien sortir, pour ne pas changer de politique dans cette ville qui ne serait que vouée à sombrer dans les inégalités, au profit d’une petite minorité de privilégiés. Et dont tous les élus confondus n’auraient jamais été que des incapables parce que marseillais. C’est une manière de dire que la politique ne vaut pas grand chose, et à Marseille moins qu’ailleurs. Je ne le crois pas. Véhiculer cela me semble participer à amener dans le mur.
C’est la liberté rédactionnelle de La Provence, que je respecte, mais dont je ne partage absolument pas la façon de traiter un sujet aussi sérieux et d’une telle portée pour l’avenir de 860.000 habitant-e-s dans la deuxième ville de France.
Je suis convaincu que la stigmatisation en tout domaine, efface la complexité des réalités et nie les contradictions qui existent en politique comme dans la vie. Elle ne permet pas le débat d’idées et nourrit l’impuissance de la politique, la pédagogie du renoncement et la résignation. Elle méconnaît l’histoire comme la réalité contemporaine. Elle fait fi des saines controverses politiques, des lignes d’affrontement qui structurent le débat. Et j’en fais trop souvent l’amère expérience dans le récit qui se fait ne serait-ce que des Conseils municipaux : on préfèrera toujours raconter la pagnolade et l’on laissera de côté le reste. Ce n’est pas spécifique à la politique marseillaise mais la carte postale est chez nous plus prononcée encore.
Or, nous vivons dans notre pays, et à Marseille peut-être de manière plus accentuée, une situation de confusions, d’amalgames, qui altèrent voire avarient la démocratie, avec comme conséquences, des difficultés incommensurables à construire une société de vivre ensemble, faite de droits communs et de valeurs partagées. Read more >>

Pour la hausse du Smic : cinq arguments

Dans le cadre de la niche parlementaire, le groupe communiste à l’Assemblée, par la voix d’Hubert Wulfranc, a avancé une proposition de loi pour l’augmentation du Smic. Extraits.

La rémunération de l’immense majorité de celles et de ceux qui vivent de leur force de travail est en berne. Elle ne leur permet plus de vivre décemment, sous le double effet de la stagnation des salaires, depuis la crise de 2008, et de la captation de la richesse produite par le travail par un petit nombre, notamment par les actionnaires, dont les dividendes atteignent 57 milliards d’euros en 2018. Ce transfert de la valeur ajoutée du travail vers le capital détruit notre pacte social. (…)

Je voudrais rappeler rapidement plusieurs éléments essentiels qui démontreront le bien-fondé d’une augmentation urgente et progressive du Smic et des salaires en général, à l’opposé de la glaciation sociale que vous imposez et qui fait claquer des dents un nombre croissant de Français. (…)

Premièrement : Augmenter le Smic, c’est augmenter le salaire minimum, c’est-à-dire aller vers un salaire décent permettant de faire face aux aléas de la vie quotidienne.

Combien faut-il, aujourd’hui, en France, pour vivre décemment ? L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale estime que le salaire décent pour une personne seule active logée dans le parc social s’élève 1 454 euros, et à 1 572 euros lorsqu’elle est logée dans le parc privé.

Le panier moyen se décompose ainsi : 620 euros environ pour le logement, 300 euros pour le transport, 220 euros pour l’alimentation, 150 euros pour la vie sociale, 110 euros pour l’équipement, 70 euros pour l’habillement et 60 euros pour la santé. Telle est la réalité du quotidien vécu par nos concitoyens.

Pourtant, aujourd’hui, vivre au Smic signifie vivre avec 1 203 euros par mois. Nous proposons donc de fixer le Smic à 1 800 euros brut, soit près de 1 400 euros net afin de se rapprocher ainsi du niveau de vie décent. Read more >>

Vive les vacances scolaires !

 Les vacances scolaires sont les périodes durant lesquelles les établissements scolaires sont fermés, à l’exception des périodes hebdomadaires comme les week-ends. Les dates et les durées de ces périodes varient considérablement à travers le monde.

Un peu d’histoire  : A vos plumes pour enrichir l’histoire des vacances scolaires 
Lorsque les vacances d’été sont créées, ce n’est pas pour se dorer la pilule sous un soleil parfois capricieux. Si vos bambins ont su jouer avec vos nerfs et égayer vos journées deux mois durant, sachez donc qu’il fut un temps où les vacances permettaient aux enfants d’aller travailler.

Au 19e siècle, pendant qCrédits Photos : Victorine Darréue la bourgeoisie s’adonne aux plaisirs des maisons de campagne et des parties de chasse et découvre le bain de mer et les loisirs, la plupart des Français sont au champ : c’est l’heure de la moisson avant celle des vendanges. Si les écoles ferment de début août à fin septembre, c’est donc pour répondre aux besoins d’une France rurale qui vit grâce à ses campagnes.

Or c’est bien connu, le temps c’est de l’argent ! Et c’est bel et bien l’économie qui commande le calendrier des écoliers!

Avec le Front Populaire et les congés payés, on finit par uniformiser l’année scolaire pour les écoles, collèges et lycées : deux jours à la Toussaint, une semaine à Noël, quelques jours autour de mardi gras et de Pâques… et bien sûr des grandes vacances du 15 juillet au 30 septembre pour que les enfants et ados troquent la blouse et l’encrier contre la faux, la fourche et les godillots. Il faut dire que la France a encore les deux pieds bien ancrés dans le terroir avec la moitié de sa population à la campagne au début des années 50.

C’est sans compter sur les bouleversements des 30 GloriCrédits Photos : Zühlsdorf, Erich, Deutsches Bundesarchiveuses: années 60 rime avec confort, loisirs et vacances trépidantes ! L’année s’équilibre alors autour des congés d’été de début juillet à mi-septembre, avec quelques jours supplémentaires à la Toussaint … et pour équilibrer les tiroirs caisses d’un secteur touristique en plein essor, le principe des zones apparaît.

Mais la logique A/B/C ne s’est pas tout de suite imposée : on a compté jusqu’à 28 zones en 1980-1982, une par Académie : sur le papier c’est logique, dans la pratique on s’arrache les cheveux !

Qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il neige, l’été reste en tous cas en place pour ne pas faire grogner les commerçants et hôteliers qui profitent durant deux mois des vacanciers. Quant aux « petites » vacances, on les vernit juste d’une couche de laïcité : celles de mardi gras deviennent «vacances d’hiver» et les vacances de Pâques sont officiellement celles du printemps.

Après le règne de la politique et de l’économie sur le calendrier, c’est aujourd’hui aux scientifiques de donner le tempo avec les rythmes biologiques de l’enfant. L’année bat la mesure en 7-2 (sept semaines de cours et deux semaines de congés), reste à fixer la cadence pour une semaine à quatre ou cinq jours… Et vous, sur quel rythme démarrez-vous cette nouvelle année ?