Démographie, attractivité territoriale, Marseille à la traîne

Dans l’édition de la Marseillaise du 2 janvier 2018, sous la  plume de Catherine

 Walgenwitz,  on trouve un état des lieux de la Métropole Aix-Marseille et de la Ville de Marseille préoccupant :  » Marseille,au 1er janvier 2015, Marseille comptait 861 635 habitants, soit une hausse de 10 909 habitants par rapport à 2010. A ce rythme-là, la ville ne passera pas le cap symbolique des 900 000 habitants avant 2038″ Lire l’édition de la Marseillaise.

Les nouveaux chiffres publiés par l’Insee sont à prendre très au sérieux et sont un indicateur de l’état de santé de la région et des villes. Le solde migratoire est un indicateur de l’attractivité des territoires.

Sur ces questions qui touchent aux orientations et choix politiques en matière de gestion de la ville on peut d’ores et déjà mettre un zéro pointé à la gestion municipale de Jean Claude Gaudin.  Des choix qui alimentent les craintes de ses propres amis de droite d’Aix quant à sa capacité à résoudre les problèmes de l’aire Métropolitaine.

Dans ce débat ouvert par la publication des chiffres de l’actualisation du recensement par L’INSEE je souhaiterais apporter le point de vue d’un élu de l’opposition à Marseille et à la Métropole.

Les politiques Municipales  de gentrification urbaine dans les domaines du logement, des transports et de l’aménagement des espaces aggravent les contraintes des politiques d’état qui pèsent sur l’ensemble des communes.

Les gouvernements Sarkozy, Hollandes et Macron aujourd’hui ont mis et mettent en grande difficulté les collectivités locales. Mais certaines s’en sortent mieux et sédentarisent leurs populations en restant attractives.

L’exclusion par le prix (la gentrification), l’absence d’équipements de proximité et de qualité ne favorisent pas l’enracinement de nouveaux arrivants dans la ville : trop peu d’équipements sportifs et de piscines publiques, un patrimoine scolaire en mauvais état,  un budget municipal pour le fonctionnement des écoles ne permettant pas l’accueil tôt le matin et les garderies en fin d’après-midi, une politique du logement qui exclut par le prix du M² de nombreux ménages sans apporter de solution en terme de construction d’un parc locatif  social répartit sur l’ensemble de la Ville. Sur ses compétences la ville poursuit la déconstruction du service public en accompagnant les politiques nationales de fermetures de bureaux de la  poste, de la sécurité sociale, des centres des impôts et d’antennes de l’ANPE…

Effectivement, on doit s’interroger des conséquences de ces choix portés maintenant à l’échelle de 92 communes du  territoire métropolitain.

J’aborderai cette question à l’occasion de la conférence de presse du 10 janvier à 10h30 à la brasserie des Templiers la dimension Métropolitaine de ces mauvaises politiques.

Christian PELLICANI

 

 

 

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