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4 Avr
2018

Marseille 3013 : Une élève de 15 ans gagne le concours

Mardi soir au 3013 à 18h30 pour la remise du prix du concours « Marseille an 3013 ». Le prix sera remis par Franz Olivier Giesbert directeur  de la rédaction de la Provence. 

Le ou la lauréat(e) sera publié dans le recueil, à côté de 12 nouvelles écrites par la crème des auteurs de la région sur le thème de Marseille dans 1000 ans ! Dans la foulée, on va lancer une levée de fond participative pour éditer le livre aux éditions Gaussen. 

 

Réaction à Marseille : les communistes et républicains mobilisés contre l’antisémitisme, le racisme et le terrorisme ! A Paris, Pierre Laurent participe à la marche blanche.

Après la mort du gendarme Arnaud Beltrame des suites de ses blessures dans la prise d’otages à Trèbes, nouvel assassinat antisémite: Mirelle Knoll, 85 ans, poignardée à 11 reprises et brûlée à Paris.

Marie France Palloix, Christian Pellicani et  Isabelle Pasquet élu-es  PCF sur la liste du Front de Gauche à Marseille se sont mobilisés avec de nombreux militants et personalités comme Audrey Garino, directrice du quotidien la Marseillaise.

 Même émotion à Paris :

Parti vers 18 h 30-19 h de la place de la Nation, le cortège de plusieurs milliers de personnes était guidé par des représentants de la société civile, roses blanches en main. Ils ont parcouru quelques centaines de mètres pour rallier l’immeuble de la victime, là où Mireille Knoll a été tuée, dans le XIe arrondissement.

De nombreux élus, ministres et personnalités politiques étaient aussi là, de tous bords. Des membres du gouvernement, comme Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, Françoise Nyssen (Culture) et Jean-Michel Blanquer (Éducation). Des représentants de parti : Christophe Castaner, délégué général de LREM, ou Laurent Wauquiez, président de Les Républicains, le secrétaire général du PCF Pierre Laurent. La maire de Paris Anne Hidalgo (PS) était aussi de cette marche.

 

 

26 Mar
2018

Retour sur le changement d’heure

L’heure d’été est un système consistant à ajuster l’heure locale officielle, en ajoutant une heure à celle du fuseau horaire dit « normal » (qui définit l’heure qui prévaut en hiver), pour une période allant généralement du début du printemps au milieu de l’automne, ce qui a pour effet de retarder l’heure à laquelle le Soleil se lève et se couche.

L’heure d’été est principalement utilisée dans les régions tempérées, où les variations saisonnières de luminosité rendent cette mesure pertinente. Pour l’Europe, la période s’étend du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d’octobre. Pour l’Amérique du Nord, et depuis 2007, cette période estivale débute dans la nuit du deuxième dimanche de mars, tandis que le retour à l’heure d’hiver se fait le premier dimanche de novembre.

L’intérêt de l’heure d’été réside, selon ses promoteurs, dans les économies d’énergie qu’elle est censée permettre afin de profiter plus tard de la lumière solaire pendant la période estivale ; cette approche est cependant rejetée par ses détracteurs et mise en doute par la Commission européenne qui parle d’économies relativement limitées. D’après cette dernière, le maintien de l’heure d’été en Europe devrait être essentiellement motivé par le confort des loisirs en soirées estivales.

Lors du passage à l’heure d’été, les horloges sont avancées de soixante minutes, entre minuit et h du matin selon les pays, de sorte qu’il est couramment dit qu’« une heure de sommeil est perdue ». Lors du passage à l’heure d’hiver, les horloges sont retardées de soixante minutes et « une heure de sommeil est gagnée ».

17 Mar
2018

L’abaissement de la vitesse plus une mesure de verbalisation que de sécurité !

 la Fédération française des motards en colère, a expliqué,  les motivations de sa colère contre l’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes du réseau secondaire de 90 à 80 km/h.

80km/h sur les routes, privatisation des radars : liquider la sécurité routière et taxer les français !

7 Mar
2018

Essai : REGARD SUR LES ÉLECTIONS EN ITALIE, par Bernard Lamizet

Assemblée générale de la section de Marseille (7ème)

 Les élections législatives qui viennent de se dérouler en Italie ont désigné un Parlement dominé par le mouvement « Cinq étoiles », fondé par B. Grillo et aujourd’hui dirigé par L. Di Maio. Il peut être intéressant de se pencher sur les résultats de ces élections, à la fois parce que l’Italie est proche de nous et parce que ces résultats peuvent donner des indications utiles sur la situation politique de la France.

 Succès des partis « anti-système »

Les partis qui ont remporté ces élections sont les partis que l’on appelle les partis « anti-système », et, d’abord, le Mouvement Cinq Étoiles, qui remporte 228 sièges sur 630 à la Chambre des Députés et 114 sièges sur 315 au Sénat apparaît comme le grand vainqueur de ces élections même s’il n’a pas la possibilité de gouverner seul et s’il va lui falloir former une « coalition » – sur le modèle de ce qui se fait en Allemagne. Ce mouvement avait été fondé en 2009 par un humoriste, Beppe Grillo, dans une logique de dénonciation des erreurs et des impasses des partis traditionnels et dans une perspective populiste, qui n’était pas celle du pouvoir. Quant à la Ligue, issue de la Ligue du Nord, elle obtient 124 sièges sur 630 à la Chambre des députés et 57 sièges sur 315 au Sénat. Il s’agit d’un parti qui avait été fondé par U. Bossi sous le nom de « Ligue du Nord », pour manifester une opposition aux régions du Sud de l’Italie, moins industrialisées que le Nord, dans la perspective d’une critique des logiques constitutives de l’État en Italie.

Les partis populistes ont ainsi remporté les élections, qui manifestent une forme de rejet des partis traditionnels. Ce rejet peut s’expliquer de trois façons. D’une part, il s’agit d’une forme de rejet des identités et des engagements politiques classiques qui se voient reprocher leur incapacité globale à juguler la crise économique qui frappe l’Italie. À cet égard, le rejet des partis classiques exprime la recherche de nouvelles figures et de nouvelles identités politiques. Par ailleurs, on peut comprendre ce rejet populiste des partis classiques comme un rejet des politiques de coalition. C’est toute l’ambiguïté des engagements des partis classiques qui est, sans doute, ainsi, rejetée par les électeurs italiens, un peu sur le modèle de l’opposition sur laquelle avait, en partie, reposé la montée du Front national en France : la montée de J.-M. Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002 avait cette signification du rejet de ce qui pouvait semblé une coopération entre la gauche et la droite dans le gouvernement formé par L. Jospin sous la présidence de J. Chirac. Enfin, ce rejet du Parti démocrate et du parti de S. Belusconi, « Forza Italia », a peut-être la signification d’un rejet des formes et des pratiques politiques classiques et de la recherche d’une façon différente de faire de la politique. C’est bien la sur recherche de nouvelles identités et de nouveaux engagements que s’est fondée la montée du mouvement de B. Grillo, même s’il est, aujourd’hui, dirigé par une personnalité comme celle de L. Di Maio, sans doute plus proche des modèles conventionnels de la politique. L’échec des politiques précédentes contre le chômage, en particulier, peut expliquer que la jeunesse se soit en partie tournée vers les « Cinq Étoiles ».

  1. L’échec du Parti démocrate

Le Parti démocrate de M. Renzi a subi un échec considérable. Après cinq ans de pouvoir le Parti démocrate est dans l’incapacité de recueillir l’adhésion populaire. Cet échec peut se lire sur quatre plans. D’abord, il s’agit de l’échec de la mutation du parti qui fut le Parti communiste italien, un parti encore plus fort en Italie que le P.C.F. en France au lendemain de la deuxième guerre mondiale, qui avait pourtant tout pour gagner et pour s’imposer comme une force politique majeure de gauche, notamment par la relecture critique des engagements communistes. Sans doute est-ce, au moins, en partie, la transformation de ce parti qui alla jusqu’à abandonner le communisme dans son nom pour choisir, en 1991, un nom proche de celui des Démocrates aux Etats-Unis qui a été sanctionnée par les électeurs. Par ailleurs, le rejet du projet politique de M. Renzi, une forme de rejet de la social-démocratie réformiste, rejoint, en Italie, le rejet du S.P.D. en Allemagne : dans ces deux pays, c’est la social-démocratie qui ne trouve pas d’adhésion populaire. En ce sens, il importe de faire le lien avec le rejet de L. Jospin en 2002, qui fut, lui aussi, le rejet du projet social-démocrate en France. Une troisième façon de lire l’échec du Parti démocrate en Italie est la question de l’Union européenne : sans doute ce qui s’exprime dans l’adhésion aux partis « anti-système » et dans le rejet du Parti démocrate est-il le rejet des partis qui, comme le P.S. en France, se sont engagés dans une adhésion excessive à l’Union européenne, à son projet politique, à son mode de gouvernance et au risque de l’effacement des cultures et des identités nationales qu’implique l’européanisation. Enfin, l’échec du Parti démocrate, en Italie, a une autre signification : celle du rejet des acteurs et des personnalités politiques qui dominent la scène politique et l’actualité de ce pays : c’est toute un discours, tout une conception de l’image des acteurs politiques, qui font ainsi l’objet d’un rejet de la part des électeurs, ce qui devrait engager, justement, la politique italienne à imaginer de nouvelles formes de discours et de représentations.

  1. Autres significations politiques du résultat des élections en Italie

 On peut analyser sur d’autres plans le résultat des élections en Italie.

 Il s’agit, d’abord, du rejet des partis et des clivages traditionnels de la politique italienne, en particulier des logiques dominant, aujourd’hui, le clivage entre la gauche et la droite, ce qui fait dire à un chercheur italien que le champ politique italien se structure désormais selon d’autres clivages. La critique de l’opposition, classique en politique, entre la gauche et la droite revêt trois significations qu’il peut être intéressant de relire aujourd’hui, à la lumière du résultat des élections législatives italiennes. D’abord, il s’agit d’un rejet du principe même de l’opposition comme fondateur de la vie politique : en rejetant le clivage entre la gauche et la droite, la droite a toujours cherché à se poser une identité politique dominante, au-delà des clivages et des oppositions. Par ailleurs, il s’agit, et c’est sans doute le sens qu’il convient de donner au changement d’appellation du P.C.I. devenant le Parti démocrate, du rejet du passé du communisme. Au lieu de s’engager dans une lecture critique de l’histoire du mouvement communiste et de chercher à expliquer la confusion qui a pu s’établir entre les logiques d’État et l’engagement communiste notamment dans les « pays de l’Est » en Europe ou dans les pays comme la Chine, l’opinion – y compris l’opinion de gauche – a rejeté globalement l’engagement communiste. Enfin, le rejet du Parti démocrate manifeste, aujourd’hui, en Italie, le rejet, y compris de la part de la gauche, d’une forme d’ambiguïté ou d’affaiblissement dans l’engagement politique de ce parti qui a fini par se couper des classes populaires en s’engageant dans un projet réformiste d’accord avec les partis traditionnels.

Il s’agit, par ailleurs, d’une recomposition géographique de la politique italienne et d’une nouvelle logique de l’opposition entre le Nord et le Sud. Cela peut notamment se comprendre par le succès rencontré par l’ancienne « Ligue du Nord » devenue « la Ligue », y compris dans les régions du Sud de l’Italie. Sans doute le résultat de ces élections peut-il aussi se comprendre comme une tension de l’espace politique italien entre le Nord, plus riche et plus industrialisé, et le Sud victime des mutations de la vie économique internationale. Il s’agit, en quelque sorte, de ce qu’Elena Musiani appelle[1] « l’éclipse d’une nation ». C’est finalement l’échec de l’unification de l’Italie qui est marqué par le résultat de ces élections, en raison de son incapacité à assurer un développement économique égal à toutes les régions de l’Italie et à mettre fin aux inégalités sociales dominant ce pays. 

  1. Le rejet de l’Europe

Le résultat de ces élections peut aussi se lire comme la manifestation d’un rejet de l’Union européenne et de l’engagement européen des partis traditionnels italiens. Si l’Italie fut l’un des pays fondateurs de ce qui allait devenir l’Union européenne, avec la France, l’Allemagne, et le Benelux, c’est justement cette adhésion au projet d’une politique commune de l’énergie (C.E.C.A. en 1951 et Euratom en 1957) et d’un « marché commun » (Traité de Rome en 1957) qui fait l’objet d’un rejet exprimé par le résultat des élections italiennes. En effet, l’institution de l’Union européenne n’a permis de répondre à aucune des crises de l’économique qu’ont connues les pays qui en sont membres, en particulier le chômage, elle n’a pas permis à la politique de retrouver ses droits et ses pouvoirs dans le domaine de l’économie en raison de la domination de la culture libérale. Dans ces conditions, sans doute faut-il de donner au résultat des élections italiennes une signification forte par rapport à l’Union européenne et à ce que l’on peut appeler l’européanisation de la vie politique et la perte de souveraineté des pays membres de l’U.E.

À propos de l’Italie, ce rejet de l’identité européenne est d’autant plus fort qu’il s’agit d’un pays dont la culture politique est ancienne et dont l’identité nationale s’inscrit dans un passé lointain, dans ce que F. Braudel appelle un « temps long », en quelque sorte dénié par l’appartenance à l’Union européenne, globalement réduite aux engagements libéraux du « marché commun » et de ses contraintes et à l’éloignement toujours plus important des pouvoirs par rapport aux citoyens, allant jusqu’à leur invisibilisation et à une forme de dématérialisation, de désincarnation.

[1] Le Monde, 6 03 2018.