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Débat dans le quotidien l’Humanité du vendredi 15 mars 2019 : Pourquoi la lutte pour le climat prend un coup de jeune ? Réponses du MNLE par Christian Pellicani

  1. Le  mouvement lancé par  Youth for the climate marque-t-il un tournant dans la mobilisation contre le réchauffement climatique et la dégradation de la biodiversité ?  

 C’est apparemment la 1ère fois qu’on parle de grève scolaire mondiale. Les jeunes se rendent compte que leur avenir est sacrifié pour offrir à quelques-uns la possibilité de continuer à s’enrichir. Ils interpellent fortement les responsables politiques pour qu’ils respectent au moins les engagements de la conférence de Paris.

Des étudiants des grandes écoles veulent peser sur le monde économique en refusant de travailler pour des entreprises qui ne s’engagent pas dans la transition écologique.

A noter que la mobilisation est plus forte en Allemagne, Suisse, Belgique et Europe de Nord qu’en France et en Italie.

La mobilisation est plus importante chez les jeunes des CSP++ et des grandes villes. C’est un tournant qui mérite un élargissement par la rencontre de ce mouvement avec les luttes syndicales et politiques.

.Face à ce qui est dénoncé comme l’effet d’une inertie des Etats et de l’opposition des grands groupes industriels capitalistes, une prise à bras le corps de la problématique environnementale par la société civile ne doit-elle pas s’exprimer à une échelle élargie ?

 Est-on bien d’accord sur le diagnostic ?

Ce sont des choix délibérés des états et des multinationales, en matière de développement économique, qui impactent les sols, la nature, la biodiversité et l’humain et pas simplement une forme d’inertie.

La prise de conscience  de l’urgence climatique traverse toute la société.

Les industriels  répondent en verdissant leur communication sans changer les règles de production et de gestion.

 Il est nécessaire de mettre en débat dans ce mouvement utile de mobilisation pour le climat la question du changement de modèle économique.

Pour infléchir les politiques gouvernementales et industrielles catastrophiques, il est bon que l’ensemble des citoyens se retrouvent sur ces valeurs communes d’environnement.

 Quelles pistes ouvrir pour, dans les faits, rompre avec une logique faisant prévaloir le profit et les intérêts financiers sur l’intérêt commun en la matière ? Comment garantir leur progression ?

Une nécessaire et urgente transition énergétique limitera les effets d’une évolution climatique néfaste pour l’humain comme pour son environnement. Il faut pour cela des mesures fortes et immédiates, que les gouvernements du monde ne prennent pas, tant ils sont plus préoccupés de dividendes que d’environnement.

 Il convient que la transition énergétique soit totalement sociale, et la place des services publics de l’énergie est essentielle à la péréquation des moyens et des tarifs.

Le développement des circuits courts, tant pour l’alimentation que pour les biens de consommation (à utiliser sans gaspillage), suppose la préservation des terres agricoles (en particulier dans le triangle de GONESSE pour l’Ile de France). Le maintien d’une agriculture paysanne, et la réindustrialisation de notre pays intégrant des process de fabrication propres en sont aussi les clefs. Une gestion citoyenne de toute production devrait s’imposer.

 Pour sortir de l’ère des énergies fossiles et permettre  un autre développement » nous appelons à participer aux manifestations organisées partout en France ce SAMEDI 16 MARS 2019.

21 Fév
2019

21 Février 2019, Hommage à Missak Manouchian : mort fusillé à trente-sept ans au fort du Mont-Valérien le 21 février 1944

 Missak, dit Micheln 1, Manouchiann 2, né le  à Hısn-ı Mansur dans l’Empire ottoman, mort fusillé à trente-sept ans au fort du Mont-Valérien le , est un poète2 arménien et immigrérésistant.

Rescapé du génocide arménien et formé au métier de menuisier, il se réfugie en 1925 en France, pays de « préférence »3 qu’adoptera sa veuve. Ouvrier tourneur autodidacte, il s’engage à la suite de la crise du 6 février 1934 dans le militantisme antifasciste qu’anime le mouvement communiste, et devient en juillet 1935 un cadre du Komintern en prenant la direction de la revue du HOCComité de secours pour l’Arménie, puis de l’Union populaire franco-arménienne, relais successifs du syndicat de la Main-d’œuvre immigrée auprès des ouvriers arméniens.

Il entre dans la Résistance en 1941  et est versé en février 1943 dans les FTP-MOI de la région parisienne. Alors que les arrestations se multiplient, il est choisi en août 1943 pour en être le commissaire militaire et est arrêté trois mois plus tard.  Il meurt « en soldat régulier de l’Armée française de la Libération »5avec vingt-deux de ses camarades de l’Affiche rouge« étrangers et nos frères pourtant »3.

« La vie n’est pas dans le temps, mais dans l’usage. »

— M. Manouchian.

12 Fév
2019

Réaction des élus front de gauche de Marseille: Victoire ! On se félicite que Le PPP des écoles annulé par le tribunal administratif

Jean-Marc Coppola

Victoire pour les contribuables marseillais : le tribunal administratif de Marseille vient d’annuler la délibération de la Mairie de Marseille visant à offrir aux majors du BTP le financement de la rénovation de 34 écoles sur les 444 via un PPP Partenariat Public Privé de 1 milliard qui aurait été payé par les marseillais pendant 25 ans. L’urgence est maintenant d’établir un audit global sur l état des écoles pour construire un grand plan d investissement financé par l’Etat et la banque européenne d investissement et réaliser les travaux en maîtrise d ouvrage publique. C’est une première victoire et un revers cinglant pour JC Gaudin et son équipe. C est un encouragement à amplifier les mobilisations citoyennes pour changer de politique. C est une invitation à des investigations sur la gestion de la ville depuis 1995 qui a favorisé le privé et augmenté les inégalités sociales et territoriales. Au prochain Conseil municipal du 1er avril budget de la ville et rénovation des écoles seront au menu. Les marseillais sont invités à se faire entendre….

Décision de JUSTICE :

La mairie de Marseille prévoyait la construction de 34 écoles en partenariat public-privés. Cette décision a été jugée illégale par le tribunal administratif…

Le couperet est tombé. Ce mardi, le tribunal administratif a annulé la délibération d’octobre 2017 prise par le conseil municipal de Marseille, qui autorisait le recours au partenariat public-privé (PPP) pour la construction d’une trentained’écoles​.

Pour rappel, la mairie de Marseille avait lancé un plan d’envergure pour ses écoles, qui prévoit la destruction de 31 établissements obsolètes des années 1960 et leur remplacement par 28 nouvelles écoles, ainsi que la construction de six établissements supplémentaires, en six ans.

Une décision jugée illégale

Pour y parvenir, la ville a choisi de recourir à une série de PPP, un mode de financement dans lequel la municipalité confie la totalité du projet, du financement à la construction, à des entreprises privées. La ville verserait ensuite des loyers, d’environ 41 millions d’euros par an pendant 25 ans.

Une décision jugée illégale par le tribunal administratif, saisi par des citoyens et les conseils régionaux et nationaux de l’ordre des architectes. La ville de Marseille devra également verser 2.000 euros à ces deux organismes. On ignore pour l’heure si la municipalité fera appel de cette décision comme elle l’avait laissé entendre ces derniers jours.

 

 

(4) Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI) : Nouvelle réunion de travail mercredi 13 février au 8, Cours jean Ballard

Après plusieurs réunions, d’échanges et la rencontre le 7 février 2019 avec le commissaire enquêteur nous allons passer à la rédaction de nos remarques et proposition pour le Plan Local d’urbanisme intercommunal (PLUI).

En France, le plan local d’urbanisme (PLU), ou le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI), est le principal document de planification de l’urbanisme au niveau communal (PLU) ou intercommunal (PLUI). Il remplace le plan d’occupation des sols (POS) depuis la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains du 13 décembre 2000, dite « loi SRU »1.

Le PLU est régi par les dispositions du code de l’urbanisme, essentiellement le titre V du livre Ier.

La loi d’engagement national pour l’environnement ou « Grenelle II », du 12 juillet 2010, a modifié plusieurs aspects du PLU : prise en compte de la trame verte et bleue, orientations d’aménagement et de programmation, PLH (programme local de l’habitat) voire PDU (plan de déplacement urbain) intégré dans celles-ci… De plus, lorsque l’EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) a la compétence intercommunale, le périmètre du PLU est celui de l’intégralité de l’EPCI (on parle alors de « PLUI »).

Les petites communes se dotent parfois quant à elles d’une carte communale. Cependant une commune de petite taille mais soumise à une forte pression foncière (commune littorale par exemple) ou à de forts enjeux paysagers ou architecturaux (commune appartenant à un Parc naturel régional par exemple) peut avoir intérêt à se doter d’un PLU. Read more >>

Le tribunal administratif nous donne raison : PPP Ecoles à Marseille, réaction de Jean Marc Coppola, conseiller municipal communiste

RECOURS au tribunal administratif

contre le PPP Ecoles à Marseille

Jean-Claude GAUDIN doit revoir sa copie !

 Ce matin, le tribunal administratif de Marseille examine le recours déposé par trois citoyens contribuables contre le principe de recours aux marchés de partenariat, nouvelle dénomination des Partenariats Public Privé dans le cadre d’un plan de rénovation et de construction de 34 écoles publiques de Marseille, sur les 444 que compte la ville.

Les conclusions du rapporteur public vont dans le sens d’une annulation de la délibération présentée en Conseil municipal le 16 octobre 2017 par l’équipe municipale conduite par le maire Jean-Claude Gaudin.

Dans l’attente de la délibération par le tribunal administratif, cette première étape en justice est un camouflet pour le maire de la ville qui disait lors du Conseil municipal du 8 octobre dernier : « Attendons de voir ce qu’il adviendra de ces actions en justice. La justice va bien dire si nous (équipe municipale majoritaire) avons eu raison, si nous avons eu tort… »

Les conclusions du rapporteur public sont claires. Elles sont un encouragement à amplifier les mobilisations contre le PPP écoles, initiées par un collectif de syndicats, d’associations, d’architectes et de professionnels du bâtiment et des travaux publics, soutenu par des élus de gauche. Elles ne peuvent qu’inciter à faire signer encore plus massivement la pétition que nous avons lancée, Benoît Payan et moi-même, pour présenter prochainement une délibération alternative au recours au PPP écoles. Cette pétition enregistre déjà près de 11.500 signatures.

Le maire de Marseille serait bien inspiré d’entendre la forte opposition au processus de privatisation des écoles municipales — seule compétence obligatoire de la ville — et de revoir sa copie. Le projet de recours au PPP est extrêmement plus coûteux que le recours à la Maîtrise d’Œuvre Publique, il est à la charge des contribuables pour 25 ans et, de plus, il est discriminant, laissant sur la touche 90 % des écoles de Marseille.

Je réitère les propositions faites de renoncer au PPP écoles, d’élaborer un Plan Pluriannuel d’Investissement écoles et d’avoir recours au service public municipal pour rénover les écoles de Marseille.