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12 Nov
2018

Drame de la rue D’Aubagne

Communiqué de l’Atelier des ARTS

85, rue d’Aubagne, 13001 Marseille

 

Chers amis partenaires de la Galerie de l’Atelier des Arts,

La rue d’Aubagne, à Marseille, a été frappée par un terrible événement qui a entraîné la mort de plusieurs personnes dans l’effondrement de deux immeubles au départ suivi de la démolition de deux autres pour des raisons de sécurité.

La rue d’Aubagne est interdite de circulation ainsi que le cours Lieutaud en grande partie.

L’atelier des Arts partie prenante de ce drame, même si la Galerie et l’Atelier ne sont pas touchés directement, a pris la décision en accord avec les éditions Gaussen, Marseille Culture Artisanat (MCA) et les artistes partenaires de la Galerie de reporter l’ensemble des expositions et soirées littéraires du mois de novembre à une date ultérieure (notamment celles du 14 novembre et les jours suivants).

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes.

Les dirigeants de l’Atelier des Arts sont solidaires et partenaires de toutes les initiatives prises par les habitants et les commerçants en matière de solidarité et de défense des habitants du quartier Noailles.

 l’Atelier des Arts

                                                                                  

MOBILISATION PCF13 : Appel à participer à la « MARCHE BLANCHE EN HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA RUE D’AUBAGNE »

Immeubles effondrés à Marseille :
Marche blanche samedi 10 novembre
en hommage aux victimes
La marche partira à 15 heures en haut de la rue d’Aubagne.

(2) Déambulation automnale : Découverte de l’exposition « Marseille & L’épopée du canal de Suez » au musée d’histoire de Marseille

Le temps gris de ce dimanche était idéal pour faire le tour des musées. L’exposition temporaire  « Marseille & L’Épopée du Canal de Suez » met bien en évidence le rôle de la bourgeoisie marseillaise dans la réalisation de cet ouvrage monumental à la fin du 19e siècle. On découvre un processus de décisions qui s’étalent dans le temps avec la mise en lumière des premiers aménagements qui remontent loin dans l’histoire de l’Egypte. Le processus colonialiste est bien décrit comme la phase néocolonial après la nationalisation du canal par le président Égyptien Gamal Abdel Nasser (on peut entendre son discours sur  la nationalisation de la Compagnie du Canal de Suez (Alexandrie, 26 juillet 1956) et regarder les images des foules en liesse après l’annonce). 

Contexte  : « En partenariat avec l’Institut du Monde Arabe et plus de 30 ans après la manifestation L’Orient des Provençaux, le musée d’Histoire de Marseille propose de renouveler le regard sur la relation du Canal de Suez à Marseille et à son port, en confrontant espoirs, imaginaires et réalités.

L’isthme de Suez occupe une position centrale dans l’histoire du monde, à la frontière de trois continents et son percement est le résultat d’une histoire mouvementée. Quelle place a tenu Marseille dans la construction du canal et le façonnement d’une nouvelle géographie du commerce maritime ?

Quelles ont été les retombées économiques pour la ville ? Pour les hommes d’affaires locaux, l’ouverture d’une voie navigable reliant la Méditerranée et la mer Rouge concrétise un rêve ancien et promet de placer leur ville dans une situa*on avantageuse, au plus près de la péninsule indienne et de l’Extrême-Orient.

Une façon de rappeler que Marseille et son port ne sont pas seulement ouverts sur le bassin méditerranéen, mais sur le monde entier. »

Amies et Amis de la Commune (1871), Cap sur le 150e anniversaire avec comme objectif « une stèle en Hommage à Gaston Crémieux » dans le Jardin du Pharo

Les  membres de l’association nationale des Amies et Amis de la Commune (1871) inscrivent l’objectif d’une « stèle en Hommage à Gaston Crémieux » dans les engagements de l’association à l’occasion du 150e anniversaire de la Commune de Paris en 2021.

Pour mémoire : 

Gaston Crémieux, né Louis, Gaston, Isaac Crémieux, le 22 juin 1836Note 1 à Nîmes et mort le 30 novembre 1871 à Marseille, est un avocatjournaliste et écrivain français. Il est fusillé en raison de sa participation à la Commune de Marseille lors de la répression versaillaise.

Jeune militant radical, il s’illustre dans la défense des pauvres gens et fonde plusieurs associations d’entraide et d’éducation dans le cadre de la loge maçonnique Des amis choisis. En 1869, il soutient Gambetta à la députation. Parallèlement, il commence à publier quelques poèmes. Son évolution politique le conduit à se rapprocher des républicains les plus ardents. Il dirige avec Alphonse Esquiros et André Bastelica la ligue du Midi, jouant un rôle d’intermédiaire avec le gouvernement provisoire de Tours, où siège notamment le député homonyme Adolphe CrémieuxNote 2.

En 1871, il soutient Garibaldi, élu mais ne pouvant siéger, lors des premières journées parlementaires de 1871. Au mois de mars de la même année, il prend la tête de la seconde Commune de Marseille avec le journaliste Clovis Hugues et les futurs députés Émile Bouchet et Maurice Rouvier. Il s’y comporte de façon modérée, tentant de faire régner la clémence et le respect de la légalité. Cette insurrection se veut à la fois un soutien à la Commune de Paris et l’affirmation d’une volonté politique régionale indépendante de la capitale. Réprimée dans le sang par le général Henri Espivent de la Villesboisnet, l’insurrection dure quinze jours. Enfermé au fort Saint-Nicolas, puis à la prison Saint-Pierre, Gaston Crémieux est jugé en juin et condamné à mort par un tribunal militaire. La grâce lui est refusée par la commission des grâces. Pendant ces trois mois de prison, il écrit une pièce de théâtre consacrée à la mémoire de Maximilien de Robespierre, quelques poèmes et des récits de prison, qu’il fait remettre à son épouse par le rabbin de Marseille. Gaston Crémieux est fusillé dans les jardins du Pharo le 30 novembre suivant.

Il meurt à trente-cinq ans en ordonnant lui-même son exécution, et en criant « Vive la République ! ». Célébré par Victor HugoLouise Michel2 et Jean Jaurès3, son souvenir demeure vivace4.