Après le succès de la Grande Marche pour le logement et le droit à la ville de samedi 2 février, le rassemblement de ce lundi matin devant le conseil municipal de Marseille  a été massif  pour y défendre 2 positions majeures

Devant le conseil municipal ce lundi 4 février avec les associations et les organisations syndicales
Devant le conseil municipal ce lundi 4 février avec les associations et les organisations syndicales

1. Contre l’alliance des élus de la république et des intérêts privés, portons la Marseille vivante et populaire qui peut gagner !

Depuis des mois, les membres du collectif « Marseille contre les PPP » se mobilisent pour dénoncer le projet de brader nos écoles à des opérateurs privés. Leur lutte prend aujourd’hui un nouveau tournant puisqu’il est désormais envisageable que, grâce à leur action judiciaire, ce projet soit annulé. En effet, la rapporteur publique du tribunal administratif a considéré que le milliard d’euro prévu pour financer la confiscation des écoles de notre ville par des promoteurs privés est une dépense considérable et non convaincante. Les arguments du collectif et des plus de 10 000 signataires de la pétition en ligne ont donc été entendus et le projet de cession des services publics aux intérêts privés mis à nu.

Cette semaine, une autre démonstration de la force des actions collectives a été apportée : les habitants de Maison Blanche ont obtenu le rachat et la rénovation des bâtiments scolaires. Cette mobilisation exemplaire couronnée de succès doit nous encourager à poursuivre notre engagement à l’échelle de la ville et autour du « Manifeste pour une Marseille vivante et populaire ».

Ces premières avancées doivent en appeler d’autres et mobiliser l’ensemble des citoyens préoccupés par le droit à la ville et la situation catastrophique de nos écoles que nous connaissons bien autour de Noailles.

2. Contre la fuite en responsabilité des pouvoirs publics

Ce conseil municipal sera l’occasion d’une délibération annoncée tardivement : elle vise au transfert des compétences de police municipale et de relogement de la Ville vers la Métropole.

Il s’agit d’un nouveau mépris affiché à la barbe des associations et collectifs qui négocient avec la Ville depuis des semaines pour l’avenir de Noailles et la Charte de relogement des personnes délogées de tout Marseille. Qu’adviendra-t-il de ces semaines de négociations alors que l’interlocuteur change soudainement ?

Comment admettre que cette délégation se fasse en catimini, derrière le dos des associations et collectifs qui pourtant répondent systématiquement présents en réunion ? Depuis combien de temps les élus savaient que ce transfert aurait lieu et font semblant de négocier avec nous ?

La Métropole, prochainement compétente, n’a toujours pas souhaité répondre à nos propositions, se révélant tout autant méprisante. Rappelons les propos de Mme Vassal qui nous réduisait à une « douzaine d’activistes » le 9 janvier lorsque nous lui demandions des réponses sur la situation des délogés.

L’incompétence de la Mairie en matière de traitement de l’habitat indigne lors des dernières décennies n’est plus à démontrer. Par cette proposition  , elle trahit son incompétence en matière de gestion de la crise. Gestion qu’elle partage sur beaucoup d’aspects – rappelons-le – avec l’Etat.

Pour finir et pour information, le 5 février, deux nouveaux immeubles rue de La Palud seront détruits à Noailles. Conséquence directe de leur abandon par les propriétaires et du mépris politique pour notre quartier, des dizaines d’habitants sont évacués à la va-vite et un nouveau vide va se créer dans notre quartier sans qu’aucune solution ne soit prévue. L’un de ces immeubles a été proposé aux enchères il y a deux mois. Il s’agit encore une fois d’une preuve que le laisser-faire organisé par la mairie pour les seuls intérêts du privé est non seulement indigne et méprisant, mais aussi qu’il ne fonctionne pas et produit la crise sociale et politique que nous connaissons actuellement.

Au moins deux nouveaux immeubles dans le centre sont destinés à la destruction (Marsactu, 31/01/19) : un immeuble de quatre étages totalement vide situé au 52 de la rue du Petit-Saint-Jean à Belsunce, et le second au 3 boulevard Féraud à Saint- Mauront. Ces deux immeubles sont la propriété de la Ville de Marseille qui a passé une convention avec la Soleam, société publique locale notamment en charge du projet grand centre-ville.

Nous appelons donc l’ensemble de la ville à venir défendre nos écoles, à se solidariser avec les délogés, à porter ensemble une Marseille vivante et populaire face à ces élus décidément aussi indignes que les logements qu’ils laissent périr.

Vous recevez ce message parce que vous êtes inscrit à la liste infos-ext@c5n.marsnet.org, informations du Collectif du 5 novembre à ses sympathisants.

Pour vous désabonner, cliquez ici mailto:infos-ext-unsubscribe@c5n.marsnet.org ou envoyer un mail sans objet et sans contenu à infos-ext-unsubscribe@c5n.marsnet.org

Pour nous contacter

Pour obtenir des informations : contact@collectif5novembre.org
Pour compléter les informations du guide : survie@collectif5novembre.org
Pour les sinistrés : sinistres@collectif5novembre.org
Afin que nous puissions adresser vos formulaires aux avocats et leur fournir ainsi les 1ers éléments pour analyser les dossiers, merci de nous écrire à juridique@collectif5novembre.org

Notre site https://www.collectif5novembre.org

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.